Une des cueillettes de plantes secrètes d’été en Queyras reste celle de l’Hysope (hyssopus officinalis), encore trouvable sur certains adrets. Une amie partie trop vite se souvenait l'avoir cueillie avec sa grand-mère mais ne la consommait déjà plus. Á la Barma, nous l'utilisons toujours et, à l'instar d'anciennes protestantes de la montagne, nous la préférons – en tisane – au génépi. L'hysope bénéficie en outre d'une belle symbolique. Inutile d’en ramasser des tonnes car l’hysope est une plante « forte » ; savoir la doser avec modération. Si d'aucuns en parfument leurs liqueurs, la tisane a de réelles vertus contre les bronchites et l’asthme. Stimulante, l'hysope favorise aussi l’expectoration et reste un excellent vulnéraire cicatrisant.
L'usage des plantes comestibles du Queyras, et des Hautes-Alpes, est donc encore parfois riche de sens.





