lundi 1 février 2010

Raquettes de saison en Queyras

Parmi les sorties raquettes de ce début de saison d’hiver, à travers les itinéraires classiques du Queyras, toujours des moments de découverte à partager.

Au-dessus d’Abriès, entre Villard et Tirail, au détour d’un argousier… Magie d’un temps brumeux plutôt rare en Queyras.


Avec les parisiennes Claire, Marie et Julie dans la mythique vallée du Mont-Viso


Spécial promo raquettes avec l’Office du Tourisme du Queyras qui a su que l’accompagnateur Stéphane Simiand saurait transmettre sa passion transfrontalière aux journalistes italiens (photo Sylvie Barachin). A la Médille, observation des chamois assurée… «Guardate il camoscio nell' binocolo… Dai ! »

mercredi 13 janvier 2010

Petit-déjeuner vaudois à La Barma

La maison de l’accompagnateur artiste - La Barma à Ristolas en Queyras - a toujours été un espace d’échange culturel.
Certains vaudois des vallées d’Italie le savent. Cette rencontre se fait bien en trois langues - français, italien, occitan (patois) - et par l’échange de livres et références. Il est à noter que pour eux, la parole des anciens n’est pas qu’un prétexte à subvention mais une source qu’il faut valoriser et moderniser. Pour ce faire, la tradition orale reconnaît tous les textes écrits antérieurs. La parole et le texte s’unifient. Les sources sont connues, répertoriées, jamais trahies.
 

Étude morphologique du parler d’Angrogne, Bobbio Pellice et Villar pellice




Stéfania et ses parents (c'est Giuzeppe qui prend la photo) du Val Germanasca sont venus plusieurs jours à la Barma en ce début du mois de janvier



L'évangile de Marc en occitan du Val germanasca directement traduit du grec par le travail d'Arturo Genre


Le travail de nos amis italiens est-il riche de sens ? Stéphane Simiand n'hésite pas à transgresser, à utiliser la tradition pour en faire de la modernité. Comme nos amis vaudois, c'est toujours dans le respect des sources. Nous en reparlerons prochainement à propos d'un travail autour des légendes en Queyras…

mercredi 30 décembre 2009

Origine de la raquette à neige en Queyras ?

Longtemps la raquette à neige semble avoir été le « parent pauvre » des pratiques hivernales en Queyras. Même si le congrès national des accompagnateurs en montagnes vient de se tenir fin novembre à Brunissard (pour rappeler que ce métier est bien né ici, voilà 30 ans, à l’initiative de quelques pionniers dont Jacques Cadier), la pratique « moderne » de la raquette à neige a plutôt débuté du côté de la Haute-Savoie en 1977. Il faudra bien attendre le milieu des années 80 pour que cette pratique se généralise et même 1993 pour que la prérogative soit officiellement inscrite dans le cursus du diplôme d’accompagnateur en montagne ! (magazine professionnel des accompagnateurs en montagne N°7).



L'accompagnateur Stéphane Simiand accompagne en raquette en Queyras depuis 1999. Ici au Col Lacroix.


Des essais de balades en raquettes organisées se sont exercés dans la foulée des années 70 en Queyras mais il faut bien avouer que la « tradition » du ski reste bien sûr prédominante. Outre la difficulté de trouver des raquettes adaptées en ces temps reculés des années 80, l’engouement pour le ski de randonnée (dont le pasteur Cadier était aussi un vaillant promoteur avec ses fameux « rallyes skieurs ») restait le moyen commun pour aborder alors la nature sauvage hivernale. Même si aujourd’hui toutes les obédiences proposent des sorties raquettes, les guides de haute montagne et les moniteurs de ski ayant aussi cette prérogative, on peut dire que le Queyras ne généralisera cette pratique que tardivement…

A l’heure de l’écotourisme et des espaces nordiques, la raquette semble avoir pris une belle revanche. Aujourd’hui, elle est autant l’attribut des amoureux de la nature que des free riders qui doivent bien monter avant de redescendre. Encore ne faudrait-il pas oublier que ce concept de « découverte » de la montagne hivernale est bien une invention des accompagnateurs en montagne. On aimerait dès lors un partenariat fort avec le parc qui, conscient des dangers que représentent les pratiques hors pistes pour la faune hivernale (les accompagnateurs ont toujours été également sensibles à ce sujet), reste aussi un des vecteurs de découverte du territoire notamment par le biais de l’éducation à l’environnement. A quand un grand projet fédérateur en faveur des classes de découverte qui sont un élément essentiel de notre économie hivernale hors saison ?

Pour résumer, nous pouvons donc dire que la pratique moderne de la raquette à neige en Queyras s’est développée « doucement » à partir des années 80. Mais avant ? Existe-t-il un passé et une « tradition » en ce domaine au-delà des pionniers touristiques soixante-huitards ?



Jean Simiand, père de l'accompagnateur, en ski vintage dans la casse déserte du Col d'Izoard vers la fin des années 1970


L’usage veut que la raquette à neige ait été aussi le parent pauvre du chasseur alpin. Très vite elle fut détrônée par le ski. Les militaires des Hautes-Alpes sont des précurseurs en ce domaine. Bien avant les sections d’éclaireurs skieurs des années 1930, on relie les forts d’altitude même en hiver. Les lettres de Charles Crozat, médecin militaire au Fort de l’Olive en briançonnais vers 1910 (éditions Transhumances) apportent des témoignages de déplacements hivernaux en ski et en raquettes. Chaque trouffion en ramène une paire à la maison. Léon Thuriet par contre, Lieutenant « enseveli » au refuge du Col Agnel en 1895 (éditions Transhumances), semble peiner lors de ses sorties à pied dans la neige profonde…

En effet, même si des rapports parlent de l’introduction de skis scandinaves en France dès 1838, les premiers essais civils ne débutent qu’en 1879 avec l’alpiniste Henri Duhamel. Les « escouades franches » militaires ne furent fondées qu’à partir de 1889 pour assurer la permanence des forts du Briançonnais (Militaria magazine). L’usage du ski et des raquettes se généralisera surtout avec le Capitaine Clerc du 15-9 qui affirme même l’évidente supériorité du ski sur la raquette durant l’hiver 1902 (supériorité relative puisque l’apprentissage du ski est très long alors que la raquette reste accessible à tout un chacun immédiatement). L’anecdote veut que les premiers matériels aient été ramenés de Norvège (Les Troupes Alpines, les patrimoines, éditions le Dauphiné).



Jeunes d'Arvieux en ski à Furfande vers 1930, parmi eux Alexis Cezary (2e en partant de la gauche) grand-père maternel de l'accompagnateur.
Pendant son service militaire dans les chasseurs alpins, à la même époque, Alexis Cezary gravit notamment le Mont-Blanc à ski avec sa section et il participait également à des championnats de saut à ski.

Pourtant la raquette existe au moins depuis le néolithique. Elle serait d’origine caucasienne. Des migrations l’auraient emportée avec elles jusqu’en Scandinavie et en Amérique du Nord par le détroit de Béring (Wikipédia).
Les vieilles raquettes en bois qui ornent les murs des « chalets » du Queyras, en trophées figés d’authenticité, ne seraient donc que des répliques de matériel importé fabriquées par quelques chasseurs alpins vers 1900, peut-être améliorées vers 1930... A noter d’ailleurs que ces modèles seront très peu utilisés lors du « réveil » de la raquette de la fin des années 70 au profit de raquettes « algonquines » mieux adaptées à la marche, importées du Canada… (magazine professionnel des accompagnateurs en montagne N° 7). Le grand nord américain fait tout de suite plus exotique. Le Queyrassin des Escartons préférant visiblement rester terré chez lui pendant l’hiver telle une marmotte… Nous pourrions donc en rester là.

En fait, d’autres sources (Militaria Magazine) nous disent que la raquette, déjà utilisée par des « paysans », fut introduite en février 1891 au 12e bataillon de chasseurs basé notamment à Embrun. Elles étaient achetées dans le « commerce ». Ces premières raquettes, peu pratiques, étaient des cadres de bois plus ou moins ronds ou trapézoïdaux avec des cordages tressés.

Que nous dit le Dictionnaire du Patois du Queyras, de Chabrand et Rochas d’Aiglun, paru en 1877 ?
Chastouès : raquettes qu’on met aux pieds pour marcher sur la neige.

On voit donc que le Queyrassin pratique la raquette à neige au moins depuis 1877 et il y a fort à parier que cette raquette patoisante fut inventée bien avant la publication de ce dictionnaire… Y-aurait-il eu quelque communauté algonquine en Queyras ? Encore un coup des Vaudois ? Disons juste que si le Queyrassin faisait de la raquette, le plus souvent pour des raisons « pratiques » (contrebande, braconnage…), il n’éprouvait pas le besoin ou la nécessité de s’en vanter… Rappelons aussi que lors des grandes sagas d’alpinistes de la fin du XIXe siècle, les premiers excursionnistes qui arrivèrent au sommet du Pic de Rochebrune y trouvèrent une croix plantée…

Le patois du Queyras, partie intégrante de la grande langue d’Oc, est donc riche de sens. Signalons d’ailleurs les variantes du mot « chastouès » en « rashtiès » (Arvieux) ou le plus souvent « chastrès » qui donne même « enchastré » à Ristolas (perte du S féminin pluriel commun aux vallées vaudoises). Quant à savoir si ce « enchastré » est la contraction de « en chastré » (en raquettes) ou un dérivé de « enchastre » (cadre), ce qui est plutôt logique pour désigner l’armature des raquettes, la question demeure…

Depuis quand peut-on vraiment dater la pratique de la raquette en Queyras ?
Le problème semble dur à élucider.

En fait divers sites internet font plus ou moins le même constat sur l’origine « française » du mot raquette concernant la neige.
Une colonie française débarquée en Acadie, en Amérique du nord, dès 1608, adopte les « souliers de neige » des indiens pour se déplacer en hiver. Bien vite ces outils seraient baptisés raquettes car leur forme rappelle les « rachètes » utilisées pour le jeu de paume.
Au cours de la période 1763-1775, l’armée royale française s’en serait même équipée, lors de la fondation de la Nouvelle-France ainsi que lors des batailles avec les indépendantistes américains contre les Anglais (près des frontières du Québec et au Nord de la Nouvelle Angleterre). Malheureusement aucun de ces sites ne cite ses sources… Si un travail plus complet sur le sujet existe, je n’en ai pas connaissance.

Si le dictionnaire du patois du Queyras de 1877 cite explicitement le mot « raquette », c’est que l’outil « acadien » était vraisemblablement connu.
Ces premières raquettes ont-elles été importées dans les Alpes à des fins « populaires », quand, par qui, comment ?
Existait-il déjà des modèles « alpins » hérités du néolithique ? N’oublions pas que les premiers peuplements alpins, dont les Quariates faisaient partie, avaient aussi des origines caucasiennes…

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dimanche 6 décembre 2009

Du Luberon au Queyras, la route des Vaudois

En cette fin d'automne 2009, une poignée de passionnés de la culture du Queyras et d'ailleurs a rejoint le Luberon à l'invitation de l' AEVHL (Association d'Etude Vaudoise et Historique du Luberon) pour quelques " olivades " à Mérindol. Temps doux et clément qui a même permis une petite randonnée sur un tronçon de projet d'itinéraire culturel vaudois. Cet itinéraire aura pour vocation de joindre le Luberon aux Hautes-Alpes puis aux vallées vaudoises piémontaises en passant par le Queyras. De là, d'autres sentiers et itinéraires permettent déjà de joindre la Suisse et l'Allemagne dans les traces de cette culture européenne.



Symbole du parc naturel régional du Luberon, la fameuse borie



Repas convivial sous les oliviers à Mérindol pour les amis du Luberon et du Queyras. Même le vin était vaudois...



Le temple de Lacoste. Malgré des airs austères, la communauté protestante est ici encore vivante.



Le vieux village de Lacoste possède aussi les ruines du château du Marquis de Sade. Beaucoup de commerces et maisons sont désormais devenus un nouvel espace Pierre Cardin qui s'affiche jusqu'aux revers de vestes des paroissiens. Paradoxes intéressants... L'été, le lieu bénéficie d'un festival culturel haut de gamme. L'hiver par contre les rues froides, aux galeries d'art fermées avec leur vrai/faux pop art as been, donne au village une atmosphère étrange. Lacoste fait bien partie du parc naturel régional du Luberon : est-ce qu' une nouvelle vie s'invente ici ? Est-ce là l'inévitable évolution d'un parc naturel régional ? D'un point de vue culturel, on aurait aimé trouver davantage de modernité qui sache autant s'inspirer d'une tradition locale vivifiante que de parachutages médiatiques...



En fait de tradition vivifiante, signalons la réédition aux éditions Transhumances du livre d'André Bourgue "Vieilles légendes du Val d'Arvieux". Les premières légendes de ce poète queyrasso-provençal, autant "barrot" de Brunissard que félibre du Luberon, protestant mais surtout instituteur laïc, furent publiées dès 1935 puis en 1968 avant de disparaître.
En plus des légendes d'Arvieux, l'ouvrage propose aussi la légende de Saint-Véran qui lie à elle seule la Provence aux Alpes, le Vaucluse au Queyras...
L'ouvrage d'André Bourgue reste le livre de chevet de l'accompagnateur artiste Stéphane Simiand qui s'en inspira dès ses études à l'école des Beaux-arts d'Avignon de 1989 à 1994.  Le projet d'itinéraire culturel entre Luberon et Queyras ne fait donc que s'inscrire dans des liens déjà existants depuis le Moyen-Âge, avec les Vaudois, jusqu'aux poètes contemporains...
A quand une rétrospective dans quelque espace Pierre Cardin ? Un mécène aux capitaux extérieurs restant visiblement préférable à des institutions qui peinent "durablement" à valoriser la culture vivante des territoires...
De tout cela on en parle et on en débat librement au "petit musée" de Stéphane Simiand qui ouvrira ses portes dès les vacances de Noël à la Barma à Ristolas en Queyras...


lundi 30 novembre 2009

Queyras : Congrès national des accompagnateurs en montagne

« Chaque année, le Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne réunit ses instances. Toute la vie syndicale y est compte rendue. Y sont relatés les évènements de l'année et relations avec les institutions.
Cette année, particulière, est synonyme de mémoire. En effet, voici trente ans, des accompagnateurs Queyrassins fondèrent ce qui allait devenir le SNAM d'aujourd'hui. De quelques hommes décidés alors, à quelques milliers maintenant, le chemin suivi par le syndicat, avec ses hauts et ses bas, avec ses moments de doute et de réussite, avec ses schismes et ses retrouvailles, a, tant bien que mal , débouché sur un syndicat fort, puissant , riches d'hommes et de femmes de valeur, au service du plus grand nombre... »

Bien qu’accompagnateur en montagne en Queyras depuis 1999, je dois bien dire qu'habituellement j'évite plutôt ce genre de commémoration par les professionnels de la profession. Pourquoi ?
Disons que je ne me suis jamais trop « identifié » à l'évolution de certains professionnels, un peu trop « voyagistes pour citadins » à mon goût, souvent en décalage il me semble, par rapport à nos pionniers férus d’éducation populaire pour mieux vivre au pays…

Néanmoins, quelques collègues de la section Hautes-alpes m’ayant gentiment proposé de concevoir un modèle de figurine « Jouet du Queyras », remise à chaque participant lors de ce congrès qui vient de se tenir à Brunissard en Queyras, je me devais d’aller y faire un tour.


"Avec lui " : Figurine conçue par l'accompagnateur Stéphane Simiand pour les 30 ans du syndicat et réalisée par la coopérative des "Jouets du Queyras"


Expérience riche en vérité puisque le peu de temps passé à écouter un colloque m’a quand même fait comprendre plusieurs choses.

Un intervenant extérieur, spécialisé dans l’étude des évolutions sociétales et des groupements professionnels n’a pas manqué d’éclairer les accompagnateurs sur l’image qu’ils pouvaient transmettre d’eux-mêmes à l’extérieur. Bien que la profession se « markétise » de plus en plus vers des produits de grand tourisme voyagiste, l’image de l’homme des bois barbu pour vieilles filles timides demeure (pourquoi pas, bien que j’accompagne aussi de jeunes étudiantes dynamiques…). Face à ces représentations amusantes et réductives, d’aucuns n’ont pas manqué de faire valoir leur sportivité refoulée ou la justification d’une non-évolution due au désir éternel « d’authenticité » de la part du client…

J’en retiens pour ma part un grand éclectisme, sous couvert d’une identité commune, encore peu médiatisé auprès du grand public. Cette diversité pourra-t-elle à elle seule contribuer à développer une profession vieillissante et qui ne suscite plus vraiment de vocations car l’on sait à l’avance qu’il est quasi impossible d’en vivre « durablement » ?
En concevant mon « petit accompagnateur », inspiré des jouets traditionnels du Queyras et d’une des premières affiches de la profession « Avec lui ! », je n’ai pu m’empêcher de repenser à la tradition de ces deux idées pionnières inscrites dans la culture « vaudoise » du Queyras :

- Les jouets du Queyras ont été conçus par une idée protestante pour aider les gens d’une vallée à mieux vivre au pays.

- Les Accompagnateurs en montagne ont été conçus par une idée protestante pour aider les gens d’une vallée à mieux vivre au pays.

Dans les deux cas ces créations ne se sont pas limitées à une « communauté », dirigée par une caste, mais se sont ouvertes à tous. Ces idées n’ont pu se réaliser que parce qu’elles étaient équitables avec ou sans le soutien des institutions.
Des voix s’élèvent et parlent de possibilités : oui, il est possible de vivre à l’année en tant qu’accompagnateur, il suffit juste de « bouger ». Changer de destination (du trekking au Népal à l’arrière pays crétois…) en fonction de la saison et du calendrier… Certains partent même en Provence pour faire de l’éducation à l’environnement dans des parcs naturels régionaux !

Chez nous, le parc naturel régional local peine « durablement » à programmer de véritables schémas d’éducation à l’environnement notamment en direction des classes de découverte. C'est bien une question de temps...
Peut-on dès lors espérer vivre en tant qu’accompagnateur en montagne dans un espace comme le Queyras, même sans institutions ? Oui, dans l'attente de l'oeuvre du parc, il faut se débrouiller par soi-même. Transformer la tradition en modernité et ne pas s’enfermer dans l’authenticité…

Quant à la profession ? Il semble bien qu’une fois de plus, c’est peut-être auprès de la reconnaissance de sa diversité qu’il faille chercher des solutions :
- La grande majorité des accompagnateurs en montagne sont des pluriactifs indépendants.
- C’est bien dans les « petits massifs » (Massif Central, Cévennes…) que la profession semble désormais innover par des produits davantage culturels que sportifs, d’accès « facile ». Le discours chantant de certains accompagnateurs m’a réconforté dans une certaine idée de moderniser la profession sans trahir l’esprit des pionniers.


Stéphane Simiand